Contexte
Lorsque nos oreilles sont exposées à des sources sonores importantes, les cellules ciliaires peuvent être endommagées, causant une perte auditive. La perte auditive touche plus de 430 millions de personnes dans le monde. Dans un contexte où nos oreilles sont de plus en plus soumises à des sources sonores importantes, la perte auditive liée au bruit est donc un problème de santé majeur.
Projet
Ce projet de recherche propose de mettre au point un traitement post-traumatique, donc après une exposition importante au bruit, afin d’éviter une perte des cellules auditives. Il se base sur une observation sur les souris génétiquement déficientes en enzyme appelée NOX3, qui montrent une très bonne capacité de récupération de l’audition après une exposition à un fort bruit. Aussi, l’utilisation d’inhibiteurs spécifiques à cette enzyme NOX3 permettrait d’éviter la réaction d’oxydation induite par un fort stimuli sonore et donc la dégénérescence auditive.
Où en sommes-nous ?
Avril 2026 : L’équipe a concentré ses efforts sur l’amélioration des propriétés pharmacocinétiques de l’inhibiteur de NOX3, identifié parmi plus de 20 000 molécules testées. Un premier cycle d’optimisation de la molécule a nettement amélioré sa stabilité et sa solubilité. Une deuxième phase exploratoire est en cours afin d’obtenir le candidat idéal pour un futur développement pharmaceutique.
Chef de projet
Professeur Pascal Senn, Médecin-chef de service, Service d'ORL et de chirurgie cervico-faciale, Département des neurosciences cliniques, Hôpitaux universitaires de Genève & Professeur associé, Département des neurosciences cliniques, Faculté de médecine, Université de Genève
