Repérage de violences chez les nouveau-nés

Identifier, quantifier et caractériser les protéines présentes dans un échantillon biologique à un instant T pour diagnostiquer le syndrome du bébé secoué
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contexte

Le syndrome du bébé secoué (SBS) est responsable de lésions cérébrales graves, parfois fatales. Il survient lorsqu’un adulte secoue un bébé par exaspération ou épuisement face à des pleurs qu’il ne supporte plus. Lors de la prise en charge d’un nourrisson aux urgences, une suspicion de maltraitance crée une situation difficile et très complexe pour le personnel de santé. Des informations actualisées, claires et précises sont essentielles pour aider au repérage des violences chez l’enfant et pour protéger ce dernier. 

 

projet

Ce projet permet d’identifier par analyses protéomiques des biomarqueurs sanguins correspondant au SBS. La protéomique consiste à étudier l’ensemble des protéines d’un organisme, d’un fluide biologique, d’un tissu ou d’une cellule. Au sein de chaque cellule, le contenu des protéines se modifie en permanence en fonction des conditions intra ou extra cellulaires. Ces analyses, complétées par d’autres techniques de laboratoire, permettent un repérage plus évident des violences faites aux enfants.  

 

Où en sommes-nous ?

Juillet 2025: Les analyses protéomiques réalisées sur le sérum d'enfants victimes du syndrome du bébé secoué (SBS) ont permis d'identifier des molécules associées spécifiquement à cette maltraitance, dont plusieurs sont connues pour être liées à des maladies neurologiques. Certains lipides étaient particulièrement augmentés, ce qui laisse penser qu’ils proviennent de zones cérébrales endommagées par le secouement.
L'équipe de recherche a également mis en évidence des liens entre métabolites et protéines qui confirment des changements importants dans le cerveau lors de ces traumatismes. Ces travaux, récemment publiés dans les journaux Current Research in Neurobiology et Proteomics Clinical Application ouvrent la voie à la mise au point d'outils de détection précoce du traumatisme crânien abusif.

Le projet est terminé pour la Fondation mais l'équipe a reçu un subside du Fonds National Suisse pour poursuivre son étude et valider les résultats obtenus jusque là au travers d'une étude prospective.

 

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chefs de projet

Docteure Kim Wiskott, Médecin interne, Service de pathologie clinique, Département diagnostique, Hôpitaux universitaires de Genève

Professeur Tony Fracasso, Médecin adjoint agrégé responsable d'unité, Centre universitaire romand de médecine légale IUML, Département de médecine de premier recours, Hôpitaux universitaires de Genève & Professeur associé, Faculté de médecine, Institut de médecine légale, Université de Genève