Contexte
Dans cette période Covid-19, on en aurait presque oublié la grippe "saisonnière" et ses 250’000 à 500’000 décès chaque année.
Les personnes les plus touchées sont les personnes fragiles. Le phénomène dit de surinfection bactérienne serait responsable de ces décès : en présence du virus de la grippe, certaines bactéries qui logent naturellement dans nos voies aériennes supérieures et qui jouent habituellement un rôle protecteur, deviennent pathogènes et nocives, créant une surinfection dans les poumons. Celle-ci peut dégénérer en septicémie et causer le décès du patient.
Projet
Ce projet cherche à comprendre les mécanismes de surinfection bactérienne suite à une contamination aiguë par un virus. Il est porté par deux experts en microbiologie de la surinfection, en bactériologie, génétique et immunologie, ayant l’ambition de proposer une solution pour enrayer le processus de surinfection.
Où en sommes-nous ?
Janvier 2026 : Le projet touche à sa fin et aura permis de faire de grandes avancées dans la compréhension des mécanismes par lesquels les infections bactériennes pulmonaires deviennent beaucoup plus graves après une infection grippale. L’équipe de recherche a démontré que les bactéries modifiaient leur manière de produire de l’énergie dans des poumons de souris fragilisés par le virus. Cette adaptation leur permet de se multiplier plus facilement et d'aggraver la maladie. En bloquant ce mécanisme à l'aide d'un médicament existant, il a été possible de réduire considérablement la croissance bactérienne dans les poumons. Ces résultats, qui ouvrent de nouvelles perspectives pour prévenir les pneumonies bactériennes après une infection virale, font l’objet d’un article scientifique en cours de publication.
Chefs de projet
Professeur Simone Becattini, Professeur assistant, Département de Pathologie et d'Immunologie, Faculté de Médecine de l’Université de Genève
Professeur Mirco Schmolke, Professeur associé, Département de Microbiologie et Médecine Moléculaire, Faculté de Médecine de l’Université de Genève
