Contexte
Le virus Mpox, anciennement appelé monkeypox, se compose de deux lignées, les clades I et II, qui sont endémiques en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale. Actuellement, la principale région touchée en République démocratique du Congo compte déjà plus de cas de variole que l'année précédente, et plus de la moitié des cas diagnostiqués sont des enfants (principalement du clade Ia). Il est possible que des cas exportés du Clade Ib ou des autres lignées mpox apparaissent dans d'autres pays. Cette situation, ainsi que l'absence d'accès aux diagnostics et aux vaccins, ont conduit l'OMS à annoncer une urgence de santé publique de portée internationale.
Projet
Ce projet vise à comprendre les caractéristiques moléculaires des différents virus mpox qui contribuent à leur propagation et à analyser les intéractions virus-hôte dans deux tissus clés : les cellules primaires de la peau et des voies respiratoires. Il met à profit l'expertise du Centre des maladies virales émergentes, structure transversale et pluridisciplinaire entre les HUG et la Faculté de médecine de l’Université de Genève.
Où en sommes-nous ?
Février 2026 : En utilisant des cellules humaines primaires de la peau et des voies respiratoires, l'équipe de recherche a montré que le virus Mpox infecte plus efficacement les cellules cutanées. Selon les clades de Mpox utilisés, des réponses cellulaires différentes ont été observées, susceptibles d'influencer la dissémination virale et l'activation de la réponse immunitaire antivirale. Ces résultats nous aident à mieux comprendre l’interaction entre le virus et l’organisme humain, en lien avec sa pathogénèse.
Cheffe de projet
Professeure Isabella Eckerle, Médecin adjointe agrégée, Centre des maladies virales émergentes, Hôpitaux universitaires de Genève & Professeure ordinaire, Département de médecine, Faculté de médecine de l'Université de Genève
