Stimuler pour mieux greffer !

Innover dans le traitement de la maladie de Parkinson grâce à une technique révolutionnaire de transplantation de neurones
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Contexte

La maladie de Parkinson touche des millions de personnes dans le monde. Elle provoque des tremblements, des difficultés à se déplacer et une perte progressive du contrôle moteur. Ces symptômes proviennent de la dégénérescence des neurones produisant la dopamine dans le cerveau, une molécule essentielle à la coordination des mouvements. À ce jour, les traitements disponibles ne permettent que de soulager temporairement les symptômes, sans stopper la progression de la maladie ni réparer les dommages neuronaux.
Une approche révolutionnaire, appelée thérapie cellulaire de remplacement, vise à transplanter de nouveaux neurones sains dans le cerveau des patients afin de remplacer ceux qui ont été perdus. Des essais cliniques récents ont montré que cette méthode est sûre et réalisable, mais les bénéfices pour les patients et patientes restent encore limités. Le principal obstacle réside dans le fait que les neurones transplantés ne s’intègrent pas toujours correctement aux circuits cérébraux existants, réduisant ainsi leur efficacité.

 

Projet

Ce projet propose de combiner la transplantation cellulaire avec une technique de stimulation cérébrale non invasive, appelée stimulation par interférence temporelle (TIS). Cette méthode permet d’activer de manière ciblée des zones profondes du cerveau, sans recourir à une chirurgie lourde. L’idée est de stimuler les neurones transplantés et leur environnement dès la greffe, pendant une période critique où ils s’adaptent et établissent de nouvelles connexions. Cette stimulation devrait favoriser une meilleure intégration des cellules, la formation de réseaux solides et un fonctionnement durable. Pour évaluer cette approche, l'équipe utilisera des modèles animaux de la maladie de Parkinson ainsi que des technologies d’imagerie ultrasonore de pointe, capables de visualiser en temps réel la manière dont les neurones greffés se connectent et fonctionnent dans le cerveau. Ces outils permettront de suivre l’évolution des greffes sur plusieurs mois et d’en mesurer l’impact sur la motricité.
Ce projet pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération de traitements pour la maladie de Parkinson, combinant thérapie cellulaire et stimulation cérébrale. Cela représenterait un espoir considérable pour les millions de patients, patientes et leurs familles, en offrant non seulement un soulagement des symptômes, mais aussi la possibilité d’une véritable réparation du cerveau
endommagé. À plus long terme, cette approche pourrait être appliquée à d’autres maladies neurodégénératives, transformant ainsi notre manière de traiter les troubles du cerveau.

Ce projet est soutenu grâce aux donateurs et donatrices de la Fondation privée des HUG et a été sélectionné au travers d'un appel à projet lancé par la Fondation Biomed.

 

Cheffe et Chef de projet

Professeur Valerio Zerbi, Professeur Assistant, Département de Psychiatrie et Neurosciences Fondamentales, Faculté de médecine, Université de Genève
Professeure Stéphanie Lacour, Professeure ordinaire, Laboratory for Soft Bioelectronic Interfaces, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne