Plus rare, plus court, plus sûr.

Améliorer la qualité des soins et la sécurité du patient en apprenant à réduire les sondages urinaires et par conséquent, le risque d’infection et de blessure
Catégorie
Qualité des soins
Statut
En cours

Contexte

La pose d’un cathéter dans les voies urinaires est fréquente dans les hôpitaux. Environ un patient sur cinq se fait poser une sonde urinaire au cours de son hospitalisation. Du fait de cette forte incidence, il y a aussi beaucoup de complications associées aux sondes urinaires, comme des nosocomiales infectieuses et non infectieuses. De nombreuses recommandations, édictées par la Société Suisse de Médecine Interne ou des programmes dédiés, visent une meilleure sécurité du sondage vésical, une réduction de l’utilisation de sondes urinaires et, par là, un abaissement du risque d’infection et de blessure.

 

Projet

Ce projet consiste à promouvoir aux HUG l’application effective des recommandations du programme «Progress» de Sécurité des patients Suisse, pour l'excellence dans le système de santé. Il implique un plan d’action multimodal comprenant à la fois le matériel, la documentation clinique et une formation de tous les acteurs de soins.

 

où en sommes-nous ?

Décembre 2025 : Le projet a permis de réaliser des avancées majeures en matière de qualité et de sécurité des soins aux HUG en lien avec des sondes urinaires. Depuis 2024, des recommandations institutionnelles claires ont été élaborées et intégrées, garantissant une utilisation plus appropriée du matériel et une harmonisation des pratiques. La documentation clinique a été renforcée, avec la création de techniques de soins et des évolutions significatives du dossier patient informatisé, facilitant la prescription, le suivi et le retrait des sondes urinaires. Un vaste programme de formation multimodal a été déployé, combinant e-learning, ateliers pratiques et formations interprofessionnelles, permettant de sensibiliser et former une large part des équipes soignantes. Le projet s’est également distingué par une forte dynamique de communication et de reconnaissance institutionnelle et scientifique, tant au niveau national qu’international. Les développements informatiques, désormais finalisés sur le plan technique, ouvriront la voie à des indicateurs qualité intégrés au programme DYNAMO. Fort de ces résultats, le projet se poursuit en 2026 avec l’ambition d’un déploiement progressif à l’ensemble des départements des HUG, afin de faire du sondage urinaire une pratique réellement plus rare, plus sûre et plus courte.

 

Cheffe de projet

Docteure Océana Lacroix, Médecin adjoint, Service de gériatrie, Département de réadaptation et gériatrie, Hôpitaux universitaires de Genève